Spartan Race Super Carcassonne – Margo

Voici comment Margo a vécu cette première édition de la Spartan Race Carcassonne :

Le site a été parfaitement choisi: pas mal de grimpettes, de passages dans l’eau, de petits sentiers caillouteux et pleins de ronces=> le terrain idéal pour une Spartan quoi ! La météo aussi a voulu tester nos nerfs de warriors, levés 6h par les clapotements violents de la pluie battante et de l’eau qui ruisselle dans les canalisations de notre gîte : on est dans le bain ! Résultat sur place : obstacles glissants et sols boueux, nickel !

Alors que l’animateur en déguisement de Spartiate lance le décompte des 30secondes avant le départ avec sa grosse voix. Je me rappelle que je n’ai pas connectée ma montre… Pas le temps, ce sera en hors connexion, du coup je n’ai ni ma vitesse, ni les kms parcourus.. Quelle tête en l’air, bon j’ai quand même la durée.

Fumigènes… GO ! (mode apnée activé sur les premiers mètres pour passer les fumées)

1er obstacle avec pénalités : La Poutre, humide et déjà pleine de boue, je perds l’équilibre mais me rattrape de justesse à l’intersection des 2 poutres avec les mains : gros stress. En tant qu’ancienne gymnaste, hors de question de burpeeser à la poutre !

Je m’étais plutôt bien entraînée à la course à pied avant cette Spartan, mais mon point faible reste encore les montées sur lesquelles je peine.. Je me fais rattraper par mon acolyte Sandra Simon-Maurel qui elle est une habituée des trails, je décide de m’accrocher à ses basks ! Nous nous croiserons comme ça jusqu’à la ligne d’arrivée.

Mur d’escalade. A mi-parcours je pose bêtement ma main sur le haut du mur et entends immédiatement LA MAIN! Oups je l’enlève de ce pas et continue sans embuche jusqu’à la cloche. Au moment où je passe devant le Marshall, je reconnais sa grosse voix intransigeante qui m’hurle « Burpees » ! Mes brèves tentatives de négociation sont vaines.. Un peu dég d’avoir perdu du temps (j’aurai dû m’arrêter direct) et de l’énergie (aller jusqu’au bout+burpees) sur cet obstacle qui ne présente pas une très grande difficulté… Mais bon les règles c’est les règles grrrr.
Déterminée à rattraper ce retard, je repars de plus belle !

Nous retombons en enfance avec Sandra devant ce fameux Cochon pendu de 20mètres, je m’y suspends en gardant les bras relativement tendus pour tenter de ne pas trop les solliciter. Cote à cote on se lance des « Putaings ! J’ai mal au cou ! C’est encore long ? J’ai mal ! » Je pousse un grognement mêlant joie et soulagement en frappant la cloche.

Les barbelés ont été positionnés très bas sur ce parcours : obligé de ramper à même la bouillasse. Mes cheveux et mon tee-shirt s’accrochent, mais on garde le sourire (nerveux).

J’arrive en bombe sur la pyramide qu’il faut monter à l’aide d’une corde, au sommet voulant passer comme une bourrine, je me cogne le menton. Ce qui me vaut un beau gonflement et donc une légère déformation temporaire. (Sans supplément dans le pack classique Spartan Race: bleus, égratignures… etc)

Jusqu’ à 2h de course je me sens vraiment à l’aise. Mais passé ce cap, je commence à sentir l’usure et les crampes, dans mes mollets tendus, qui ne sont vraiment pas loin. Mais j’ai cette petite voix dans tête qui me pousse à ne rien lâcher : « Allez ne fais pas ta feignasse Margo ! »
Avant j’avais tendance à m’économiser sur les courses en me disant « Gardes de l’énergie, on ne sait jamais ce qui t’attend. » Sauf qu’on m’a expliqué qu’il s’agit d’une COURSE et que par définition il n’y a pas de retenue possible, on donne tout à chaque instant ! Ok Coach !

A 2h11 alors que je suis péniblement en train d’escalader une pente abrupte et caillouteuse à coups grands pas et en m’aidant des racines. J’entends l’animateur qui annonce l’arrivée de la première féminine. Je tends l’oreille, en espérant de tout cœur qu’il annonce le nom de mon amie Anais Aragon. La 1 ère prend la parole pour donner ses impressions mais je ne connais malheureusement ce timbre de voix.. Je me reconcentre et me dis que je ne dois plus être très loin et même épuisée il faut encore tout donner jusqu’à la ligne d’arrivée (où je pourrai m’effondrer.)

Presque inutile de le préciser mais je burpeese au Javelot.. Pourtant la puissance y était, la volonté aussi, seule la trajectoire n’était pas au rdv. Je frôle le bord de la cible..

Alors que j’arrive dans le canal qu’il faut franchir à l’aide des cordes bleues, j’entends mon prénom au loin sur le pont. Guillaume Pace Molinier revenu me chercher pour m’accompagner sur les 2 derniers kilomètres. Un soulagement de le voir et l’entendre me raconter sa course me fait penser à autre chose qu’à ce parpaing qui me cisaille alternativement le dos et les épaules.

Grâce à la technique de la corde j’arrive en 2-3poussées dans les jambes en haut pour cogner vivement la cloche avant de lâcher la corde pour un beau plouf. Finalement ces passages dans l’eau n’auront pas été si désagréables, ils permettent de refroidir le corps et de détendre les muscles. Je redouble alors Sandra qui burpeese..

A bout de force, j’arrive à la moitié de l’Olympus avant de burpeeser. Même chose pour le Monkey.. soit 120 burpees au total sur cette Super.

Je fais mon petit saut de biche au-dessus des flammes et tombe en sanglots (comme à chaque Spartan). Je relâche la tension et quelques secondes plus tard c’est la joie et la fierté qui prenne le dessus sur la douleur et la fatigue ! Je retrouve ma team de La ruée des nanas qui me félicite pour ma perf. Je l’ai fait ! Je suis satisfaite de ma course: je termine 12ème Elite en 2h45.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Prochains évènements sportifs :
-Spartan Barcelone – 28 Mai
-Spartan Paris – 03 Juin
-RedBull 400 – 10 Juin

Publicités